4 Mai 2026 | Financements

Pra.Lins by Vivian : « Un rêve, c’est bien. Oser le financer, ça change tout ! »

Après des années d’expérience dans la vente et le chocolat, Vivian Lins Moreira décide de se lancer et d’ouvrir sa propre chocolaterie à Bruxelles. Un rêve de longue date, concrétisé en combinant travail, accompagnement et financements.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Vivian Lins Moreira, je suis brésilienne et j’ai toujours aimé la pâtisserie et le travail du chocolat. Au Brésil, je réalisais déjà des œufs de Pâques que je vendais dans des supermarchés.

Quand je suis arrivée en Belgique en 2000, j’ai travaillé dans la vente. En 2006, j’ai eu des problèmes de santé et j’ai perdu mon emploi. C’est à ce moment-là que le chocolat est revenu dans ma vie.

J’ai décidé de me former au CERIA, en chocolaterie et en pâtisserie. Lors de mes stages, j’ai rencontré un chocolatier près de chez moi, Yasushi Sasaki, qui m’a ensuite engagée. J’y suis restée 13 ans, entre la vente et le travail en atelier.

En 2022, le besoin de me lancer est devenu évident. J’ai senti que c’était le bon moment pour réaliser mon rêve. Alors j’ai démissionné, malgré la peur.

Pouvez-vous parler de votre projet ?

En 2023, j’ai ouvert ma chocolaterie « Pra.Lins, by Vivian Lins », avec l’envie de faire découvrir les fruits du Brésil et de partager les saveurs de mon enfance.

Par exemple, la praline « Prestige coco » est un hommage aux barres chocolatées que m’offrait mon grand-père quand j’étais petite.

J’aime associer des saveurs originales, comme le cupuaçu, un cousin du cacao, au goût légèrement acide et fruité, qui peut convenir aux personnes intolérantes au cacao.

Pra.Lins, c’est une histoire de famille ?

Oui, complètement. Je travaille avec mon mari, qui m’aide à l’atelier.

Mon fils est présent à mi-temps pour gérer la boutique. Il commence aussi à créer des pralines et va développer notre présence sur les salons.

Et ma fille, qui a une formation en comptabilité, nous aide pour toutes les démarches administratives et la gestion des factures.

Quel a été votre parcours sur le plan financier ?

J’ai eu la chance d’être soutenue par mon ancien employeur, qui m’a prêté de l’argent pour acheter le fonds de commerce. J’ai également obtenu un prêt bancaire, mais il me manquait encore une partie du budget.

Je me suis tournée vers le Centre Dansaert pour obtenir des conseils. Mon contact, Maxime, m’a aidée à préparer mon dossier et m’a suggéré de demander un financement complémentaire chez brusoc by finance&invest.brussels, pour assurer un minimum de trésorerie et investir dans du matériel.

Aujourd’hui, j’ai presque terminé de rembourser mon prêt et j’envisage d’introduire une nouvelle demande pour développer la marque et le packaging.

Quelle a été votre expérience avec brusoc ?

Avec brusoc, tout a été simple. Je suis venue avec un dossier bien préparé, grâce à l’accompagnement que j’avais reçu. Ils ont analysé mon projet, posé quelques questions… et comme tout était en ordre, ils ont accepté.

J’étais vraiment heureuse. J’ai eu l’impression que tout s’alignait enfin pour me permettre de lancer le projet dont je rêvais depuis longtemps.

Un conseil pour d’autres personnes qui aimeraient se lancer ?

Ne jamais hésiter à demander. Il faut travailler, bien sûr. Et ne pas penser que l’argent qui rentre est directement pour nous. Il faut d’abord payer les factures, anticiper les charges et avancer progressivement.

Mais surtout, il faut oser. Oser demander, oser se lancer… et prendre soin de sa santé.


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