« Progresser Malgré les Embûches, c’est le quotidien de toute PME », nous confie Xavier Pansaers, serial entrepreneur de la tech belge. Depuis deux ans, il accompagne Jan-Charles Van Hall, fondateur de Restomax, dans l’expansion internationale et le scaling de son logiciel « all-in-one » proposant des solutions de prise de commande, de paiement, de gestion et de productivité dédiée au monde Horeca. En mode bootstrapping, c’est-à-dire en finançant leur croissance avec leurs propres revenus, ils peuvent néanmoins compter sur le soutien financier de finance&invest.brussels.
Qui êtes-vous, Xaviers Pansaers, & quel est votre rôle au sein de Restomax ?
Entrepreneur depuis plus de 25 ans, mon expertise est associée aux technologies logicielles SaaS (Software as a Service, c’est-à-dire des logiciels accessibles en ligne sans installation complexe). J’ai fondé plusieurs entreprises tech et participé au développement d’autres, comme notamment Odoo, où j’ai été COO Group de 2010 à 2018.
Depuis deux ans, j’ai rejoint Restomax aux côtés de Jan-Charles Van Hall, le fondateur, pour accompagner la croissance structurée de l’entreprise et lui permettre de se concentrer sur le produit.
Pouvez-vous nous présenter Restomax & ses activités?
Restomax est bien plus qu’un logiciel de gestion pour restaurants (POS, Point Of Sale) : notre solution s’adresse aux restaurants traditionnels, aux chaînes de fast-food et aux restaurants en libre-service.
Nous proposons un écosystème complet de services : réservation de tables, commandes et paiements via bornes ou QR code, buzzers pour alerter le client, écrans en cuisine pour prioriser les plats à préparer, … Notre back-office connecté fournit reportings comptables, analyses de performance et suivi des horaires du personnel.
Nous developpons également un outil AI-Friendly pour aider les entrepreneurs à analyser les tendances du marché horeca et optimiser leur carte selon les préférences clients et l’environnement local.
En résumé, Restomax est le « buddy » du restaurateur : un partenaire qui simplifie le quotidien tout en offrant une vision globale de l’activité. Après un lancement en Belgique, nos services s’étendent progressivement à l’international, notamment en France et en Suisse.
D’où est venue l’idée de proposer un tel écosystème ?
Restomax a été lancé il y a une dizaine d’années par Jan-Charles, qui venait de l’ICT et voulait améliorer les logiciels de caisse existants. Nous avons ensuite réalisé deux acquisitions stratégiques : l’ancien Restomax, leader à Bruxelles, dont nous avons conservé le nom, et récemment en 2023, « Easy Order », pour compléter notre offre et mieux répondre aux besoins du segment fast-food.
C’est donc une croissance organique et par acquisitions, entièrement en bootstrapping. Cette autonomie nous permet de décider rapidement et de rester proches de la réalité du terrain.
Comment décririez-vous votre relation avec finance&invest.brussels ?
Nous collaborons avec finance&invest.brussels depuis 7 à 8 ans. Ce n’est pas un investisseur classique : c’est un partenaire de long terme, bienveillant, qui nous soutient aux moments clés comme nos acquisitions et nous aide à sécuriser notre cashflow via des prêts.
La relation repose sur la confiance plutôt que sur le ROI immédiat. Les indicateurs ne se limitent pas aux profits : ils incluent la création d’emplois, et nous bénéficions aussi de conseils financiers et légaux quand nous en avons besoin.
Progresser Malgré les Embûches & Klanten & Market Gericht Ondernemenen (Entreprendre avec une orientation client et marché) en néerlandais… Ce sont les formulations que vous avez choisies pour définir la notion de PME, pouvez-vous nous expliquer ces choix ?
Progresser malgré les embuches, pour moi, c’est l’ADN de toute PME. Quand on est entrepreneur, des embûches, on en rencontre tous les jours. Et notre rôle en tant que chef d’entreprise, c’est de régler ces « hiccups » pour pouvoir avancer et progresser.
C’est la notion-même de résilience qui au cœur de l’entreprenariat. Sans résilience, il n’y a pas d’entreprenariat et il n’y a pas de PME. La vie d’un entrepreneur, c’est finalement un parcours d’obstacles : financiers, humains, clients, … Il y a toujours des problèmes à régler. Et la progression passe à travers la résolution de ces obstacles +/- grands.
« Klanten & Market-gericht Ondernemen », c’est assez complémentaire car si on n’a pas une vision du client final, de ses besoins et de l’analyse du marché, ça ne sert à rien d’entreprendre ! J’ai vu tellement d’entreprises développer des technologies innovantes, intéressantes, attractives pour finalement se retrouver dans un marché inadéquat ou face à des clients qui ne sont pas prêts à accepter ce genre de produits… Pour moi, cette connaissance client est indispensable pour entreprendre !
Un conseil à partager ?
Commencer bootstrap : tester la réalité du terrain et orienter ses choix autour du cashflow pour éviter des erreurs coûteuses. La gestion d’une PME évolue avec sa taille :
- De zéro à 1 million d’euros de revenus, l’équipe reste petite, et les décisions se prennent de manière collégiale.
- Entre 1 et 5 millions, et plus encore au-delà, il faut des talents spécialisés et des partenaires différents pour soutenir la croissance.
Chaque étape demande des ressources et une approche adaptées, que ce soit au niveau humain, managérial ou financier.