Professionnalisme, Motivation, Esprit d’équipe : un triptyque qui présente aussi bien Viangro que finance&invest.brussels pour Philippe Borremans, président de la société VIangro, 1er employeur privé de la Région Bruxelloise. Rencontre avec un homme engagé, fier de ses racines bruxelloises et d’un parcours de croissance fondé sur l’engagement, l’humain et les valeurs familiales.
Pouvez-vous nous présenter Viangro et ses activités ?
L’histoire de Viangro, c’est d’abord celle de mes parents. Dans les années 60, ils tenaient une boucherie à Molenbeek, qui avait une spécificité : la viande portionnée pour les collectivités. On livrait les écoles, les hôpitaux, les entreprises plusieurs fois par semaine avec des portions prêtes à cuisiner. À l’époque, c’était presque révolutionnaire car dans les cuisines collectives, il y avait encore des chefs qui faisaient tout eux-mêmes, y compris la découpe des viandes.
Dans les années 80, il y a eu un tournant avec le lancement de la marque Quick par la famille Vaxelaire. On a commencé à fournir les steaks hachés du tout premier restaurant, puis on a grandi avec eux. C’était une vraie relation de confiance, qui nous a tirés vers le haut avec des standards venus des États-Unis. Chaque année, Mr Vaxelaire venait à la maison et on faisait le point ensemble. Notre croissance, elle s’est construite avec et pour nos clients, au fil des exigences qu’ils nous ont poussés à relever.
Viangro, c’est donc une entreprise familiale que nous avons développée ensemble, avec mes frère et sœur, William et Brigitte, en combinant nos forces pour porter une vision commune. Avec le développement de nos activités au niveau national, nous avons acheté un abattoir en Flandre et il a fallu apprendre un nouveau métier et développer un réseau avec les producteurs de viande pour alimenter l’abattoir. C’est William qui s’en est occupé et aujourd’hui, il est devenu ami avec la moitié des éleveurs du pays.
Quelques années plus tard, l’abattoir devenait trop petit et nous avons décidé d’en construire un nouveau à Bruxelles, sur le site d’Anderlecht où nous nous trouvons actuellement. C’était stratégique : d’abord parce que nous sommes fiers d’être bruxellois, et ensuite parce que Bruxelles offre une neutralité linguistique et une position centrale idéale pour livrer partout en Belgique.
Comme cet abattoir était plutôt révolutionnaire, il a commencé à attirer l’attention de la grande distribution et du food service. Et encore une fois, l’entreprise a grandi avec les besoins de ses clients. Ma sœur s’est occupée du développement commercial pour le « food service » comme Sodexo par exemple et moi, j’ai pris un rôle plus opérationnel de CEO tout en développant le marché de la grande distribution.
Aujourd’hui, on opère trois grandes activités : la boucherie, avec une gamme très large qui va de la barquette individuelle au plateau barbecue ; le traiteur, avec des plats préparés de qualité, avec ou sans viande ; et la logistique, avec une plateforme qui permet à nos clients de recevoir tous les produits nécessaires à leur cuisine, en mutualisant les transports avec nos produits et ceux d’autres fournisseurs, pour les fruits & légumes, les produits frais, etc.
Vous avez évoqué la famille. Quels sont les enjeux quand on dirige une entreprise familiale ?
Le premier facteur de réussite, c’est l’entente. Mon frère, ma sœur et moi, on a toujours été alignés. C’est fondamental. Et puis, il y a aussi notre rapport aux personnes. Chez nous, les personnes qui travaillent sont plus que de simples employés.
On a toujours fonctionné dans une logique d’intégration, mon père embauchait des personnes sans diplôme, parfois sorties de prison et personne ne le savait. Les diplômes n’ont jamais eu beaucoup d’importance. Les gens sont formés sur le tas, en travaillant, et ils bénéficient aussi de formations en interne et parfois en externe.
Aujourd’hui, on a des personnes qui ont commencé comme manœuvres et qui sont devenues responsables d’exploitation. C’est ça, l’esprit d’équipe chez Viangro. On grandit ensemble. On est 750 aujourd’hui, on ne connaît plus tout le monde personnellement, mais cette philosophie reste.
Professionnalisme, Motivation, Esprit d’équipe… Ce sont les mots que vous avez choisis pour définir non seulement la notion de PME mais aussi finance&invest.brussels, comment ces trois mots résonnent-ils pour vous ?
Ils nous définissent très bien.
Professionnalisme, pour nous, le plus important, c’est la capacité à livrer quoi qu’il arrive. Les écoles, les hôpitaux, les cantines d’entreprise, les magasins doivent permettre la préparation de repas de qualité tous les jours. Et pour ça, il faut que tout le monde soit au rendez-vous : les équipes, les fournisseurs, la logistique. C’est notre culture. Et ce professionnalisme, je le retrouve aussi chez finance&invest.brussels. C’est carré, les conseils sont de qualité, on se sent écouté et compris dans nos besoins et nos défis.
Motivation, c’est ce qui nous a permis de traverser toutes les crises. On en a connu : des crises alimentaires, des hausses de prix, des défis sanitaires… Et on est toujours là. Quand je discute avec Pierre ou Barbara chez finance&invest.brussels, je ressors toujours boosté. Il y a une énergie, une envie de faire, une vraie compréhension de notre métier. Ça donne de la force.
Et l’esprit d’équipe, c’est notre ADN. À la fois dans la famille, entre les services, et avec nos partenaires. On a toujours misé sur la complémentarité des compétences. Viangro, c’est une organisation complexe, mais résiliente, parce qu’on avance ensemble.
Justement, comment décririez-vous votre relation avec finance&invest.brussels ?
finance&invest.brussels, pour nous, c’est plus qu’un investisseur. C’est un vrai partenaire. Ils sont là depuis plus de dix ans. Ils nous ont soutenus dans les investissements structurants, comme le développement de la plateforme logistique, mais aussi dans les périodes plus difficiles, avec un accompagnement très humain.
Ce que j’apprécie beaucoup, c’est que c’est une petite équipe, mais très compétente. Ils connaissent les dossiers en profondeur, ils prennent le temps d’écouter, de comprendre. Et au-delà des chiffres, ils s’intéressent aux projets, aux gens, aux valeurs qu’on porte.
Et ils ont aussi des indicateurs différents, comme l’emploi ou l’impact dans la Région. On se sent en confiance. On parle le même langage, celui des entrepreneurs qui veulent faire les choses bien, avec sens.
Un dernier mot ?
Chez Viangro, on n’a jamais couru après les modes. On a avancé avec bon sens, avec nos clients, avec nos équipes. On est fiers d’être bruxellois, fiers de notre histoire, et surtout, on est tournés vers l’avenir. Avec des partenaires comme finance&invest.brussels, on sait qu’on est bien entourés pour continuer à évoluer.